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L'essentiel: Comment considérez-vous le travail de ces cinq années?
Marie-Josée Jacobs: Nous avons beaucoup travaillé dans les deux ministères. Sur l'aide à l'enfance, le troisième âge, les handicapés, la jeunesse... Et aussi des choses qui se touchent, comme la conciliation de la vie de famille et professionnelle. Le chèque-service a créé plus de gardes d'enfants.
L'essentiel: Mais a été compliqué à mettre en place...
Marie-Josée Jacobs: Trente-deux mille cartes ont été mises à disposition des communes. Cela a quand même bien fonctionné. Reste un problème: il n'y a pas de structures partout.
L'essentiel: Et sur l'intégration?
Marie-Josée Jacobs: Nous avons changé l'esprit de l'accueil. Ceux qui viennent sont les bienvenus. C'est un chemin à double sens, pour l'accueil et l'intégration. Les nouveaux arrivants sont une richesse pour notre société.
L'essentiel: Mais les frontaliers sont moins faciles à saisir...
Marie-Josée Jacobs: C'est très difficile les frontaliers. Nous avons essayé plusieurs pistes, sans beaucoup de succès. Il faudra se mettre avec syndicats et patrons, qui les connaissent mieux que nous, pour qu'ils ne se contentent pas de venir travailler et repartir. Peut-être en organisant des activités sur l'heure de midi plutôt que le soir, quand ils préfèrent partir.
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