L'essentiel: Vous gardez votre ministère en pleine crise économique. Un cadeau empoisonné?
Jeannot Krecké : Je connaissais très bien la situation puisque je suis la crise depuis le début. Nous touchons en ce moment le fond et en 2010 nous allons retrouver des chiffres de croissance positifs. Et la situation sera meilleure dans cinq ans, en 2014.
L'essentiel: Cette crise, qui a d'abord été financière, peut-elle permettre de mieux diversifier l'économie?
Jeannot Krecké : Une crise n'est jamais une bonne chose mais c'est clair que nous devons en faire une opportunité pour développer des marchés. C'est pourquoi les mesures de l'État pour sortir de la crise ne contiennent pas seulement des aides sur les dettes des entreprises par exemple. Nous avons aussi des instruments pour soutenir l'investissement dans des activités nouvelles. Nous voulons aussi attirer les entreprises pour qu'elles installent leur siège social ici.
L'essentiel: Des mesures surtout des entreprises innovantes, avec des emplois très qualifiés...
Jeannot Krecké: Nous soutenons aussi les entreprises dans l'artisanat, la construction pour les aider à se développer. Un chauffagiste aujourd'hui, il ne doit plus se contenter d'installer le chauffage, il doit pourvoir conseiller le client en matière d'énergie, par exemple. Et cela demande de la formation continue notamment.