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> home > Salle de presse > Interviews > Septembre 2009 > "Élue, Marie-Josée Jacobs". La ministre de la Famille et de l'Intégration, ministre de la Coopération et de l'Action humanitaire, au sujet de son engagement politique

Interview
"Élue, Marie-Josée Jacobs". La ministre de la Famille et de l'Intégration, ministre de la Coopération et de l'Action humanitaire, au sujet de son engagement politique
"Luxembourg féminin" du 09-09-2009

Vers le niveau supérieur

Luxembourg féminin: Pourquoi la politique?

Marie-Josée Jacobs: Dans ma famille, la politique et les questions sociales étaient toujours l'objet de discussions. Mon père était membre du CSV. J'ai rejoint ce parti à 17 ans et, plus tard, le syndicat LCGB. Je voulais faire bouger les structures sociales, notamment défendre les intérêts des salarié(e)s. J'ai pu y contribuer depuis 1984 en tant que députée.

Luxembourg féminin: Pourquoi ce parti-là et pas un autre?

Marie-Josée Jacobs: Le CSV représente des valeurs chrétiennes et sociales qui sont les miennes, c'est-à-dire la solidarité, le respect de l'autre, l'honnêteté, l'intégrité et l'aide aux démuni(e)s.

Luxembourg féminin: Quels sint les moments forts de votre parcours jusqu'à présent?

Marie-Josée Jacobs: Avoir été, depuis les élections législatives de 1999, la première élue dans la circonscription Nord tous partis confondus et avoir été élue avec un nombre de suffrages chaque fois croissant. Pour moi, le mandat de député ou de ministre est toujours une reconnaissance. Il y a eu aussi l'adoption de la loi portant inscription du principe de l'égalité des femmes et des hommes dans la Constitution en 2006, les politiques en faveur des personnes âgées et des enfants, celles de la conciliation de la vie professionnelle et de la vie privée, l'institution des maisons relais.

Luxembourg féminin: Y-a-t-il des moments que vous regrettez?

Marie-Josée Jacobs: Oui, les situations où je devrais pouvoir intervenir instantanément pour une personne en détresse, que ce soit au Luxembourg ou ailleurs dans le monde, et que cela m'est impossible.

Luxembourg féminin: Quelles réflexions vous suggère le résultat des élections?

Marie-Josée Jacobs: Dans ces temps de forte crise, les électeurs et électrices ont opté pour le "sëchere Wee". Mon parti a endossé une grande responsabilité et une mission importante: prendre les bonnes décisions pour gérer le pays de façon à ce qu'il sorte de la crise sans trop de dégâts. La confiance que les citoyens de la circonscnption du Nord du pays m'ont exprimée me donne la force de m'investir à fond pour les années à venir et j'espère être à la hauteur.

Luxembourg féminin: Que voudriez-vous dire aux jeunes femmes qui entrent maintenant dans la politique?

Marie-Josée Jacobs: Je suis contente qu'une nouvelle génération de femmes soit en train de faire ses premiers pas sur la scène politique. Je pense que leur tâche a été facilitée par tout ce qui a été accompli depuis 1919, lorsque le droit de vote actif et passif a été instauré pour les hommes et les femmes au Luxembourg. Un certain nombre de femmes ont préparé le terrain. Par leur action politique, elles ont su combattre les stéréotypes tenaces du rôle traditionnel de la femme. J'aimerais rappeler cependant à ces jeunes femmes que les progrès réalisés en matière d'égalité entre les femmes et les hommes ne sont jamais acquis. Je peux leur conseiller de croire en elles, de rester fidèles à leurs principes, à leurs convictions et de rester intègres.

Luxembourg féminin: Quels sont les terrains qu'il reste à défricher?

Marie-Josée Jacobs: Il faut persévérer pour atteindre l'objectif d'une représentation égalitaire des femmes et des hommes dans tous les domaines de la société. Étant donné que l'inégalité de salaire entre femmes et hommes persiste, ne faudrait-il pas réfléchir à une obligation de résultats à inscrire dans les conventions collectives des entreprises? L'individualisation des droits en matière de pension reste un autre grand chantier. L'offre de garde d'enfants, bien améliorée ces dernières années, devra l'être plus encore pour faciliter aux femmes et aux hommes, le choix de leur projet de vie. Enfin, la politique d'égalité des femmes et des hommes doit être poursuivie jusqu'à ce que l'égalité de droit et de fait soit atteinte. Le changement de mentalité et de comportement reste un défi majeur.



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