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Interview
"Une offre trés diverse", Mady Delvaux-Stehres au sujet des aides pour développer l'offre de la formation continue.
"Le Quotidien" du 23-10-2009

Vers le niveau supérieur

Le Quotidien: La formation continue est en plein essor et le cadre légal est bien mis en place, une nouvelle loi est appliquée depuis le mois de janvier. Un cadre nécessaire?

Mady Delvaux-Stehres : Nous avions déjà une loi qui date de la fin des années 90 qui structure les aides et les incitations à organiser des formations au sein même des entreprises, l'État verse alors 14 à 15 % des frais de fonctionnement suite à un formulaire précis de demande auprès du ministère. Il faut que les entreprises établissent un plan de formation pour en justifier l'utilité et ainsi bénéficier des aides du ministère. Au départ cela concernait surtout les grandes entreprises, mais l'lnstitut national de développement de la formation professionnelle continue (INFPC) a développé l'offre pour qu'elle soit également accessible aux petites et moyennes entreprises. Elle propose aussi un conseil aux entreprises pour qu'elles établissent leur plan de formation.

Pour la formation continue au niveau individuel, une loi a été introduite depuis cette année seulement. Il fallait aussi répondre aux ambitions personnelles en dehors des entreprises. C'est à I'INFPC de prendre en charge la coordination de l'offre et des demandes. Il publie la liste des formateurs qui sont "agréés" par le ministère même si nous n'avons pas encore mis en place de label à proprement parler. L'offre est très diverse, des cours du soir publics au lycée avec l'e-bac notamment, les cours de langue qui sont pris d'assaut à l'lnstitut national de langues qui est le plus grand prestataire du ministère. Ou encore les ASBL qui délivrent des cours de langues ou d'informatique. Tout est possible ou presque. L'accès individuel accorde des formations de ce genre-là.

Le Quotidien: Quel est le rôle de la formation continue aujourd'hui et à qui s'adresse-t-elle majoritairement?

Mady Delvaux-Stehres: La formation continue joue un grand rôle aujourd'hui quand arrive le chômage partiel. Les employés ont tout intérêt à profiter de ce temps pour se former et avancer dans leur carrière, c'est le meilleur moment. Et puis l'on note aussi qu'il est plus intéressant financièrement de profiter des formations que de rester chez soi. Cela permet également de partir avec un bagage quand malheureusement une entreprise finit par fermer, ce qui est relativement courant en ce moment. Mais bien sûr, la formation continue sert avant tout à l'épanouissement professionnel et personnel de la personne. Nous remarquons cependant que ceux qui en profitent le plus sont ceux qui ont une bonne formation initiale. À la base, il faut avoir envie d'apprendre pour se plonger dans une formation. Si on a été dégoûté de l'école, il y a peu de chance qu'on ait envie d'y retourner... C'est pourquoi je pense, qu'il est également très important de s'y prendre dès l'école pour offrir une bonne formation initiale.

Le Quotidien: Le Luxembourg s'est-il spécialisé dans certaines matières?

Mady Delvaux-Stehres: Globalement, la formation continue est gérée . d'un secteur à l'autre, par les chambres professionnelles, pour la majeure partie. Il s'agit de formations très spécifiques à chaque métier, et parfois très pointues. Le ministère dépense chaque année 30 millions d'euros d'aides pour les entreprises, et c'est sans compter les subventions et les frais de personnel que nous prenons en charge pour certaines d'entre elles. Pour ce qui est d'une spécificité luxembourgeoise, on peut dire que les langues, c'est le grand créneau du Grand-Duché.

Le Quotidien: Sauf qu'à la différence de l'école, ces formations ne donnent pas de diplôme...

Mady Delvaux-Stehres: C'est vrai que nous planchons actuellement sur un cadre pour le Life Long Learning de certification. Il faut que les personnes ayant bénéficié de formations puissent valider cette expérience, comme ce qui est fait à l'université avec les ECTS (système européen de transfert et d'accumulation de crédits). Pour le moment, il n'existe pas d'équivalent pour les professionnels. Nous souhaitons qu'une personne puisse valider son expérience professionnelle sous forme de compétences, comme ce que l'on fait actuellement avec l'école fondamentale. Ainsi une personne qui a dix ans d'expérience pour le même métier pourrait mettre en avant les compétences que son expérience lui a permis d'acquérir. Un cadre européen de qualification est en train de se mettre en place.

Le Quotidien: Les prestataires commerciaux sont nombreux. Comment faire le tri?

Mady Delvaux-Stehres: Il y en a à peu près 700. L'INFPC gère le site Life Long Learning sur lequel on trouve tous les prestataires, ASBL et commerciaux. Ces derniers ont bien sûr besoin d'une autorisation de commerce, mais nous ne sommes qu'au début de la mise en place de label ou d'agrément pour l'assurance qualité. Mais s'ils sont si nombreux, c'est certainement qu'ils s'y retrouvent financièrement! Pour certaines aides, il faut un agrément, pour d'autres, il n'en faut pas. C'est un des objectifs du ministère. Les gros prestataires de service sont également les chambres professionnelles : Chambre des salariés, Chambre de commerce regroupée sous le label Luxembourg School for Commerce. Je pense que l'offre est très grande car tous les secteurs ou presque sont présents dans le domaine de la formation continue.



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