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> home > Salle de presse > Interviews > 2010 > Juin 2010 > "Personne ne les y oblige". La ministre des Classes moyennes et du Tourisme, Françoise Hetto-Gaasch au sujet de la prolongation des heures d'ouverture des commerces

Interview
"Personne ne les y oblige". La ministre des Classes moyennes et du Tourisme, Françoise Hetto-Gaasch au sujet de la prolongation des heures d'ouverture des commerces
"La Voix du Luxembourg" du 17-06-2010

Vers le niveau supérieur

La Voix du Luxembourg: Quel regard portez-vous sur les Inquiétudes soulevées par une partie des commerçants?

Françoise Hetto-Gaasch: Cette dérogation est à ramener au programme gouvernemental qui prévoit une prolongation des heures d'ouverture de 18 à 20 heures les samedis. Cette adaptation s'impose pour des raisons de compétitivité car une partie du pouvoir d'achat des ménages part dans les commerces à l'étranger. 12 % du chiffre d'affaires réalisé ces soirs-là dans des magasins en Belgique provient de clients luxembourgeois. Maintenant, je comprends bien que cette prolongation n'est pas facile à mettre en œuvre pour tous les commerçants. Mais personne ne les y oblige. L'ouverture prolongée est un droit accordé et non une obligation. Il faut dire que le cadre légal permet déjà aux ensei- gnes d'ouvrir jusqu'à 20 heures en semaine. Sauf que bon nombre de magasins ne le font pas en ville. C'est regrettable, mais c'est leur choix.

La Voix du Luxembourg: Bien plus qu'un choix, certains commerçants estiment que ce n'est pas évident de refuser tout net de prolonger ses heures d'ouverture. Il y a une pression pour suivre le mouvement si d'autres sautent le pas. Ces contraintes ont-elles été abordées lors de votre échange avec les partenaires sociaux?

Françoise Hetto-Gaasch: Oui, cet aspect a bien été abordé. Dans les centres commerciaux, les gérants se sont engagés à laisser le choix aux magasins locataires, s'ils veulent reporter ou non l'heure de fermeture les samedis et veilles de jours fériés. C'est un signe d'ouverture conséquent.

La Voix du Luxembourg: Les syndicats dénoncent au contraire "beaucoup d'hypocrisie" dans ce dossier. Notamment parce que tout repose sur des promesses de grands exploitants et non un accord sectoriel préalable.

Françoise Hetto-Gaasch: Si nous avions entamé de telles négociations entre les partenaires sociaux, on y serait encore. La confédération luxembourgeoise du commerce a mis de l'eau dans son vin. Les 24 et 31 décembre les grands centres fermeront leurs portes à 16 heures. De plus, les engagements d'Auchan, de Cora, de Cactus, de Delhaize et de Match sont sur la table. C'est désormais aux syndicats de négocier dans les diverses entreprises les avantages pour les salariés dans le cadre des conventions collectives.

La Voix du Luxembourg: Reste le malaise des commerçants qui pose des questions sur la politique libéralisée. Des commerces qui sont par nature dynamiques et compétitifs semblent privilégier des mesures protectionnistes.

Françoise Hetto-Gaasch: Il faut nuancer. Cela ne concerne pas tous les commerces. Encore une fois, je comprends que la situation ne soit pas facile pour les petits commerces. Mais on ne peut pas se plaindre d'une perte de compétitivité et ne rien faire pour que la situation change. Les petits commerces pourraient davantage recourir aux étudiants pour faire tourner leur boutique. Ce peut être une alternative pour maîtriser les coûts.

La Voix du Luxembourg: A titre personnel, quels échos avez-vous eus suite à l'annonce de la prolongation des heures d'ouverture?

Françoise Hetto-Gaasch: Beaucoup de particuliers m'ont dit que c'était une bonne initiative. Cette approche peut créer une nouvelle dynamique en centre-ville. Les gens pourront faire leurs courses plus tardivement et rester en ville pour dîner.

La Voix du Luxembourg: Et de la part des syndicats? Nous avons essayé de faire en sorte que chacun y trouve son compte. Pour l'instant je n'ai pas été contacté par les syndicats depuis l'annonce officielle de la dérogation.



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