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Le Jeudi: Comment comprenez-vous ce sentiment d’injustice des chargés?
Mady Delvaux-Stehres: Je ne comprends pas du tout. J’ai lu que je me cachais derrière une loi. Je tiens à rappeler que nous avions depuis des années ce problème des chargés de cours. Nous avons trouvé une solution pour l’enseignement fondamental, dont nous avons copié le modèle pour le postprimaire. Maintenant nous avons une loi qui propose une formation continue, comme les organisations syndicales l’exigeaient. Nous avons dû réarranger le calendrier. Nous avons cherché des formateurs de qualité. Si la formation se déroulait pendant les cours, les directeurs, parents et élèves ne seraient pas contents [...]. Les mêmes organisations qui s’indigent représentent les enseignants qui sont le jury qui décide de l’admission.
Le Jeudi: Avec ces deux carrières de prof, ne craignez-vous pas pour la cohésion dans les lycées?
Mady Delvaux-Stehres: Je préférerais recruter tout le monde par le concours. Pour la bonne entente et l’harmonie, je vois que des syndicats d’enseignements sont désormais derrière les chargés d’éducation. Donc la collaboration dans les lycées va s’améliorer...
Le Jeudi: Quel typer de réforme de l’examen concours souhaitez-vous?
Mady Delvaux-Stehres: Je vais en discuter maintenant avec les organisations. Je ne peux pas commenter.
Le Jeudi: Quelles ont vos marges de manœuvre budgétaires pour augmenter le nombre de postes au concours?
Mady Delvaux-Stehres: Chaque année, c’est une négociation avec mes collègues. Forcément nous devons suivre la démographie, sachant que pour certaines branches, comme les maths, l’informatique, où nous manquons de candidats ça va être difficile.
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