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La Voix: Monsieur le ministre, quel est votre sentiment?
Jean-Marie Halsdorf: Je me réjouis que la NSA reste à Capellen. Nous avons eu des réunions où nous avons été très préoccupés par la réforme des agences. Mais je ne veux pas aller trop loin parce que cela a des effets sur le moral et l'efficacité des personnels.
La Voix: Est-ce que cela veut dire qu'il y aura une réduction des effectifs au Luxembourg?
Jean-Marie Halsdorf: Nous verrons dans les mois ou les semaines à venir. Je me félicite que le sommet de Lisbonne ait réussi à remettre le calendrier de la réforme dans le bon sens. Nous avons eu des divergences avec les Néerlandais. Ils ont une agence qui sert de base aux avions AWACS. Nous avons trouvé une solution qui permet de répondre aux objectifs. Encore une fois, les objectifs économiques et un gain d'efficacité. C'est un package pour les agences et les structures générales de l'organisation. Il y a aussi des discussions entre les Espagnols d'un côté et les Italiens et les Portugais de l'autre. Aujourd'hui, j'ai le sentiment que nous faisons partie d'une grande famille, où l'on retrouve solidarité et responsabilité politique.
La Voix: Cette réunion de I'OTAN a aussi été l'occasion de revoir le concept stratégique et de se rapprocher de la Russie, non?
Jean-Marie Halsdorf: Le secrétaire général a souhaité mettre en place un plan de communication pour expliquer ces changements au personnel. Mais, c'est vrai, le concept datait d'une époque heureusement révolue. Nous devons nous rapprocher de la Russie, cela faisait trois ans que nous n'avions plus parlé ensemble de ces questions-là. C'est utile, nécessaire et voulu. Concernant le bouclier antimissile, qui fait débat, I'OTAN est une puissance, une organisation à caractère nucléaire tant qu'il y aura du nucléaire sur la planète mais à vocation pacifique! Nous avons avec la Russie beaucoup d'intérêts communs. L'Afghanistan, la lutte contre la drogue, le contre-terrorisme ou encore le cybercrime. Nous allons nous revoir souvent.
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