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L'essentiel: Votre prédécesseur, Jeannot Krecké, voulait diversifier l'économie. Quel est votre point de vue?
Etienne Schneider: Le secteur financier s'est développé de manière disproportionnée par rapport à l'industrie, qui ne représente plus que 25%. Nous allons continuer à travailler sur la question.
L'essentiel: Allez-vous concrétiser le chantier de la logistique?
Etienne Schneider: Il y a beaucoup d'obstacles administratifs. Mais il y a un potentiel aussi grâce à notre fiscalité. De grands transporteurs m'ont dit qu'ils étaient prêts à déménager des milliers de camions chez nous.
L'essentiel: Est-ce que ça va créer de l'emploi?
Etienne Schneider: Cela peut en générer 5.000. Et des non-qualifiés. Or, beaucoup sont au chômage car ils ne sont pas qualifiés.
L'essentiel: Quelle autre idée avez-vous en tête pour la diversification?
Etienne Schneider: Je veux attirer la recherche au Luxembourg. Même si cela ne créera pas beaucoup d'emplois, cela peut avoir de grandes retombées financières.
L'essentiel: A-t-on une chance de voir une usine s'installer au Grand-Duché un jour?
Etienne Schneider: C'est très difficile, mais si elle est à forte valeur ajoutée, c'est possible.
L'essentiel: Comment appréhendez-vous votre mandat de ministre?
Etienne Schneider: Je vois le Luxembourg en tant quentreprise, et les citoyens comme les actionnaires. C'est l'esprit d'entreprise qui a pu faire du pays l'un des plus riches.
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