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> home > Salle de presse > Interviews > Février 2012 > "Des ouvertures notables", Jean Asselborn au sujet des changements politiques en Birmanie

Interview
"Des ouvertures notables", Jean Asselborn au sujet des changements politiques en Birmanie
"Le Quotidien" du 18-02-2012

Vers le niveau supérieur

Le Quotidien: Dans un communiqué de presse publié mercredi, vous parlez de la "dictature militaire" au passé. Cela veut-il dire que, pour vous, ce temps est révolu?

Jean Asselborn: Je pense que la libération d'Aung San Suu Kyi en novembre 2010, l'élection du nouveau président et sa volonté de trouver un terrain d'entente avec l'opposition représentent des ouvertures notables. Madame Aung San Suu Kyi est d'accord que le président Thein Sein est sur une piste pour instaurer un système démocratique dans son pays. Maintenant, ce n'est pas à moi de juger le régime. Je vois qu'il y a de grandes espérances. Le président m'a dit que les changements sont irréversibles. Beaucoup de prisonniers politiques ont été libérés, la recherche d'accords de paix avec les onze minorités est sur la bonne voie et il y a des élections partielles en avril qui doivent être libres.

Le Quotidien: Peut-on envisager l'envoi d'observateurs internationaux, de l'Union européenne?

Jean Asselborn: Que ce soit le président, le ministre des Affaires étrangères ou Aung San Suu Kyi, les trois n'ont pas formulé cette requête. Pour Aung San Suu Kyi, une mission d'observation à long terme aurait été utile, mais c'est trop tard. Le seul qui a requis des observateurs, et c'est curieux mais intéressant, est le président du Parlement. Mais ce n'est pas à l'Union européenne d'envoyer des observateurs, ce serait plutôt à l'Asean (NDLR: Association des nations de l'Asie du Sud-Est) de le faire.

Le Quotidien: Vous voulez instaurer des relations diplomatiques entre le Luxembourg et la Birmanie, quelle forme cela va-t-il prendre?

Jean Asselborn: On a décidé d'établir des relations diplomatiques, c'est un point qui est acquis. Maintenant, il faut transformer l'essai, c'est-à-dire accréditer l'ambassadeur du Myanmar à Bruxelles au Luxembourg. Et vice-versa, notre ambassadeur de Bangkok (en Thaïlande) sera accrédité à Naypyidaw (NDLR: la capitale).

Le Quotidien: Peux-t-on imaginer que la coopération au développement luxembourgeoise s'implique dans ce pays?

Jean Asselborn On n'en est pas là. Nous avons dix pays cibles dans notre coopération. Pour les changements qui pourraient s'y opérer, je pense qu'on dépasse le mandat de ce gouvernent-ci. (...) Par contre, on nous a demandé, comme on le fait au Laos, de participer au déminage du pays. Dans beaucoup de régions du Nord et de l'Est, de grandes zones sont infestées de mines. C'est un programme que le Luxembourg pourrait accompagner.

Le Quotidien: Le développement de ces relations est-il aussi un préalable à l'ouverture de relations économiques?

Jean Asselborn: C'est un pays avec un potentiel énorme: il y a du pétrole, du gaz, des minéraux, de l'or et d'autres minerais... Je sais que des compagnies luxembourgeoises sont intéressées, comme la Société européenne des satellites pour couvrir la région mais aussi Jan-De-Nul, Cargolux et Paul-Wurth.



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