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Interview
"Attirer les start-ups innovantes", Etienne Schneider au sujet de la mission économique au Canada
"Le Jeudi" du 10-05-2012

Vers le niveau supérieur

Le Jeudi: Cette mission économique au Canada sera la première que vous mènerez en tant que ministre de l'Economie. Tout d'abord, est-ce vous qui avez choisi le Canada comme destination, ou bien le voyage était-il déjà prévu avant votre prise de fonctions?

Etienne Schneider: Cette mission était prévue de longue date, bien avant ma prise de fonctions. Et même si le programme en était arrêté, j'ai tenu à y ajouter un volet économie solidaire. C'est une première dans une mission économique. Et c'est même un volet important de cette mission. Depuis ma prise de fonctions au ministère de l'Economie - ministère sous la tutelle duquel se trouve le ministère de l'Economie solidaire-, j'essaie d'intégrer verticalement les questions d'économie solidaire. Par exemple, "Trau Dech", l'initiative de soutien aux entrepreneurs, sera étendue à l'économie solidaire. Et, pour mener ce projet à bien, je viens voir ce qui s'est fait ici. {NDLR: Le Québec est un pays en pointe en matière d'économie solidaire. En 2007, la province a lancé un programme de politiques gouvernementales favorisant le développement et la mise en oeuvre de l'économie sociale. Aujourd'hui, ce secteur compte 7.000 entreprises, employant 125.000 personnes et générant un chiffre d'affaires annuel de plus de 17 milliards de dollars canadiens, soit 8% du PIB du Québec. Laurent Dessard, le ministre québécois chargé du dossier, a rencontré Etienne Schneider le 14 décembre dernier.] Mon objectif est de promouvoir l'économie solidaire comme partie intégrante de notre économie. Un développement qui se fera de façon complémentaire dans les secteurs délaissés pari économie classique».

Le Jeudi: Comment appréhendez-vous ce voyage?

Etienne Schneider: Il y a vingt ans, une visite de prospection économique couronnée de succès était celle qui se concluait par la signature d'un contrat avec à la clé quelques centaines d'emplois. Le modèle Goodyear.

Aujourd'hui, c'est fini. Plus que de repartir avec des contrats signés, l'idée est de motiver des start-ups exerçant dans l'un des quatre secteurs économiques que nous voulons développer au Luxembourg afin qu'elles viennent s'installer chez nous. Au début, cela ne rapporte pas grand-chose. Mais à la longue... Dans cette période de crise, les décisions d'investissements ne se prennent pas facilement. Le fait de venir en délégation de haut niveau ouvre des portes. Et cela montre le sérieux du gouvernement luxembourgeois. [NDLR: Luc Frieden et Romain Schneider, les ministres des Finances et de l'Economie solidaire, devaient également être du voyage. Le discours sur l'état de la nation de Jean-Claude Juncker et le débat parlementaire qui l'a suivi les ont forcés à annuler. Pour le 100e jour de sa nomination, le ministre de l'Economie portait donc trois portefeuilles.] Cette mission inclut différents volets. Il y aura des ateliers organisés par les services du ministère et par la Chambre de commerce, avec également du matchmaking sous la responsabilité de la Chambre de commerce. Il y a également un volet officiel, une visite de courtoisie qui est aussi l'occasion de nous informer sur les sujets qui nous intéressent dans les pratiques des Canadiens.

Concernant le dernier volet, la prospection économique proprement dite, notre idée est d'aller voir les entreprises qui se sont récemment installées au Grand-Duché (Opentext et Kobo) afin de les remercier, de voir si tout se passe conformément à leurs attentes et de savoir si elles n'ont pas de nouveaux besoins. Bref, on essaie de les inciter à faire plus. Nous ciblons également les entreprises susceptibles de venir s'installer en Europe. Avec le Ceta, l'Europe a gagné en visibilité. Il y a une opportunité pour nous d'attirer les sièges européens de ces sociétés.

Le Jeudi: Qu'attendez-vous de votre voyage en termes de retombées concrètes?

Etienne Schneider: Durant le voyage, trois accords seront signés. Le premier relatif à l'amendement de la convention de non-double imposition liant le Luxembourg au Canada selon le modèle OCDE prévoyant l'échange d'informations sur demande entre administrations fiscales. Un accord portant sur le développement d'une caméra haute définition sera signé entre le CRP Gabriel Lippmann et la société Telops. Enfin, Epuramat signera un gros contrat avec la société Black Opal.

J'aurai également l'occasion de rencontrer la direction de RBC sur l'avenir de ses activités luxembourgeoises. La rencontre avec RIM sera également un moment important. La société, même si rien n'est encore officiel, va s'implanter chez nous. Elle est très intéressée par nos infrastructures. [NDLR: RIM, avant d'être un fabricant de téléphones, est une société de services proposant aux entreprises des services de messagerie nécessitant de nombreux data centers sécurisés.] Enfin, j'espère convaincre Kobo d'assurer la distribution de sa tablette depuis le Luxembourg via la plate-forme logistique luxembourgeoise. Ce serait une grande avancée pour le secteur logistique luxembourgeois.



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