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Le Quotidien: Quel bilan tirez-vous de ces JO côté luxembourgeois?
Romain Schneider: Je pense qu'il s'agissait de très bons JO pour nous. Il y a eu quelques coups d'éclat, personne n'a vraiment déçu même si certains ont peut-être davantage souffert que d'autres. Bien sûr, Marie Muller sort du lot mais également les nageurs ont été très forts. Et Gilles Muller, malgré sa défaite, a produit un jeu de très bon niveau.
Le Quotidien: Comment avez-vous vécu ces premiers JO?
Romain Schneider: Ce que j'ai surtout ressenti, c'est qu'ici on a trouvé une véritable famille du sport avec des nations du monde entier. Exactement comme je m'étais imaginé l'esprit olympique. L'effervescence est énorme, je ne m'attendais pas à ce que ce soit à ce point. En ce qui me concerne, tout a bien fonctionné. On voit bien qu'il y a des milliers de personnes qui travaillent pour que tout marche bien. Même si sur le plan de la circulation, il y aurait peut-être encore quelque chose à faire.
Le Quotidien: Vous vouliez étre présent pour aller voir chaque athlète luxembourgeois, y compris Christine Majerus alors qu'une médaille de bronze était possible. Quelle a été votre compétition favorite?
Romain Schneider: Marie Muller, même si je n'étais pas là l'après-midi. Mais même sans moi, il y avait suffisamment de personnes pour l'encourager et croiser les doigts pour elle. Si on devait parler d'une déception? C'est toujours décevant quand on rate de très peu un gros exploit. Sous cet angle, je soulignerais trois moments: le SMS comme quoi Marie avait raté le bronze, la non-qualification de justesse de Raphaèl et également les deux balles de match de Gilles Muller, qui s'est finalement incliné.
Le Quotidien: Bien sûr, le Luxembourg ne pourra jamais organiser un événement comme les Jeux. Selon vous, quelles manifestations d'envergure pourraient se dérouler au Grand-Duché?
Romain Schneider: Bien sûr, les JPEE sont toujours un challenge. Sinon, on peut envisager des manifestations qui durent une ou deux journées comme les championnats du monde de cyclisme ou de cyclo-cross. En revanche, pour tout ce qui dure plus longtemps et nécessite beaucoup d'hôtels, ce sera compliqué.
Le Quotidien: Quelles idées allez-vous ramener au Luxembourg depuis Londres?
Romain Schneider: J'ai rencontré les ministres du Liechtenstein et de Belgique et nous sommes arrivés à la même conclusion: nos athlètes doivent régulièrement pouvoir évoluer à un tel niveau de compétition internationale, y compris entre deux Olympiades. Désormais nous avons quatre ans devant nous pour permettre à de jeunes sportifs pleins de perspectives de se développer. Que ce soit dans le vélo, la natation ou le tennis de table.
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