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Point 24: Madame la ministre, les vacances étaient bonnes?
Mady Delvaux-Stehres: Très bonnes! Je me suis bien reposée et je me sens très en forme.
Point 24: Quelles sont vos préoccupations pour la rentrée?
Mady Delvaux-Stehres: Il n'y aura rien de spectaculaire pour cette rentrée. Nous allons poursuivre la mise en oeuvre de la réforme du fondamental. Le premier bilan de l'enseignement fondamental est en cours, les résultats tomberont en décembre. Au niveau de la réforme du lycée, les dialogues reprennent en septembre avec la délégation nationale des enseignants.
Point 24: A propos des primo-arrivants, il a été question de lancer une école à double alphabétisation ou encore des cours de langues intensives pour faciliter leur intégration, qu'en pensez-vous?
Mady Delvaux-Stehres: Je ne suis pas pour une double alphabétisation. Je suis d'avis que les enfants doivent être alphabétisés dans une seule langue. En ce qui concerne les cours de langues intensives, nous avons des classes d'accueil pour les primo-arrivants. Ils alternent entre cours de langues et cours généraux.
La solution préconisée par l'ADR stipule que l'on devrait construire une nouvelle école et qu'il faudrait déscolariser les élèves. Ce n'est pas faisable. Et puis ils ne peuvent pas passer leur journée à apprendre seulement le luxembourgeois et l'allemand. Nous ne sommes pas pour ce genre ghettos.
Point 24: Quel est votre état d'esprit pour cette rentrée 2012/2013?
Mady Delvaux-Stehres: Je suis une optimiste par définition. L'année dernière a été difficile. Lorsque les textes sur la réforme du lycée ont été lancés, une vague d'opposition a pointé le bout de son nez. Tous n'étaient pas totalement positifs, mais il y a un consensus pour dire que la réforme est nécessaire. La population scolaire évolue très rapidement. Il est temps que nous agissions.
Point 24: Comment s'annonce la rentrée scolaire à proprement parler?
Mady Delvaux-Stehres: Pour le ministère de l'Education, la rentrée est synonyme de comment allons-nous caser tous les élèves dans les écoles du pays? C'est toujours le problème de la rentrée car pendant l'été il y a encore des enfants qui arrivent et nous devons les scolariser quelque part. Or nous manquons d'infrastructures. Pour l'instant je ne peux pas encore donner de chiffre sur le nombre d'élèves qui vont se rajouter en septembre, tout ce que je peux vous dire c'est qu'au mois de juillet 2012, nous avions logé tous les élèves.
Point 24: Quelles seront les mesures en cas de surplus délèves?
Mady Delvaux-Stehres: Nous planifions toujours un certain nombre de classes en plus au cas où nous devrions faire face à un surplus. Après il faut voir avec les directeurs, où l'on peut accueillir ces élèves. Notre plus gros problème est celui de l'infrastructure. Si on fait le compte, tous les ans, 600 lycéens se rajoutent en plus, cela fait la moitié d'un lycée, du coup tous deux ans, il me manque un lycée. Cette année, il n'y a pas de nouveau lycée qui a ouvert ses portes. Belval a encore de la place, mais sinon tout est bondé.
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