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Umoderatioun: Sur le front diplomatique Moscou a annoncé une nouvelle démarche à l’ONU. La Russie, principal allié de Damas, va pousser le Conseil de sécurité à adopter l’accord conclu en juin dernier sur le principe d’une transition politique.
Le Conseil de sécurité, le maillon faible de la réponse internationale à la crise, à en croire le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères, Jean Asselborn.
Jean Asselborn: Ce n’est pas l’Europe qui porte la faute, c’est à mon avis très clairement le Conseil de sécurité. Le Conseil de sécurité qui est incapable de prendre une décision, une résolution, qui soit orientée vers des sanctions contre ceux qui ne respectent pas les droits de l’homme élémentaires, contre ceux qui acceptent que les brutalités et les atrocités continuent.
Donc pour être clair, l’Union européenne a fait son devoir avec toutes les sanctions que nous avons prononcées. Nous avons interdit la livraison d’armes, les transactions financières; un boycott dans une certaine mesure économique.
La faute de ne pas avoir réussi à arrêter ces atrocités, se situe clairement au niveau du Conseil de sécurité, parce que le Conseil de sécurité est l’organe qui concerne - le mot le dit - la sécurité des citoyens. C’est ce Conseil de sécurité qui devrait être le gendarme dans ces situations sur la planète, et qui n’a pas fonctionné.
Ofmoderatioun: Propos recueillis par Quentin Dickinson à Chypre où vient de se tenir une réunion des ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne et d’où nous venons d’écouter le ministre luxembourgeois.
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