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> home > Salle de presse > Interviews > Septembre 2012 > "Dialogue... urgent", Mady Delvaux-Stehres au sujet de la réforme du secondaire

Interview
"Dialogue... urgent", Mady Delvaux-Stehres au sujet de la réforme du secondaire
"Le Jeudi" du 13-09-2012

Vers le niveau supérieur

Le Jeudi: Le report de la réforme du secondaire à avril 2013, c'est pour vous un échec?

Mady Delvaux-Stehres: Je ne veux pas de révolution, mais une évolution. Ce n'est pas un échec de continuer à avancer dans le sens de cette évolution. Je suis contente que les enseignants se soient regroupés et puissent énoncer ensemble leurs propositions. C'est vrai, j'ai été déçue au moment de reporter le projet, parce que nous avions accompli un travail d'ampleur autour de 103 propositions, et que je pensais que la synthèse donnerait satisfaction à toutes les parties.

Le Jeudi: Des opposants au projet estiment que sa philosophie est de former des travailleurs, plutôt que des hommes et des femmes.

Mady Delvaux: C'est une mauvaise querelle. Je ne vois pas vraiment d'antinomie entre les deux objectifs. Je suis très sensible au chômage des jeunes, qui devient inquiétant. Le meilleur moyen d'exister dans la société et de s'y épanouir, c'est bien d'avoir un emploi. L'école n'est pas responsable de tous les chômeurs. Beaucoup de demandeurs d'emploi du pays n'ont jamais été inscrits dans une école luxembourgeoise.

Le Jeudi: Les arts et la littérature seront-ils les laissés-pour-compte de la réforme?

Mady Delvaux: Non! J'insiste pour que tous les enfants aient accès à la culture. Moi même, j'adore la littérature. Mais il faut faire les choses dans l'ordre. A quoi bon vouloir approfondir la littérature si on ne maîtrise pas simplement la langue... Je pense que, sur ce volet, il y a eu une mauvaise interprétation. C'est vraiment un des points sur lesquels je suis prête à discuter.

Le Jeudi: L'intervention d'experts étrangers pour le compte du ministère irrite certains profs. C'est indispensable?

Mady Delvaux: L'école luxembourgeoise ne peut pas vivre repliée sur elle-même. Des experts étrangers, il y en a qui interviennent, oui. Ils nous apportent le recul nécessaire. Ce sont des gens qui connaissent bien le contexte luxembourgeois. J'insiste d'ailleurs toujours pour qu'ils commencent par s'informer, s'immerger.

Le Jeudi: Considérez-vous la réforme du fondamental comme une réussite?

Mady Delvaux: Il est prématuré de faire des commentaires à son sujet, dans la mesure où j'ai commandé un bilan sur cette réforme. Quand ses conclusions seront connues, nous ferons évidemment les ajustements nécessaires.

Le Jeudi: Sur quel levier vous appuierez-vous pour faire passer la réforme?

Mady Delvaux: Le dialogue. Si on me propose des alternatives, je suis prête à en parler. L'enjeu est vraiment très important. Il est urgent d'avancer. Si on n'arrive pas à marcher ensemble, on ne sert aucune cause. Je veux dire à mes partenaires que je suis prête à discuter de tout, et j'attends des propositions qui permettent d'avancer.



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